Nous autres, gens de Païenne, nous sommes coriaces.
Seulement un mur de visages hostiles, moqueurs, impatients de la suite, sinistres.Connu comme le loup blanc, il sentretint avec des dames et les messieurs qui les accompagnaient, nous lançant de temps en temps un regard au capitaine et à couple sexe en live gratuit moi qui longions le mur du jardin des adoratrices.Le lendemain, ces vers circulaient déjà sur les places de Madrid : Plus de mille à toréer sans ambages, mais lAmiral fut le seul torero à ficher pique en lhôte de passage, cest Cabra, hélas, quil prit pour taureau.Javais vu quElvira de la Cruz portait le san-benito et la caroche quand on nous avait placés photos ecrite sexe maintenant pour la procession.Son père lui adressa un autre regard sévère pour lui imposer le silence, puis il continua son récit : Les murs de lAdoration sont assez épais pour tout cacher : un aumônier qui dissimule ses appétits lascifs sous des allures hypocrites de mystique, une supérieure stupide.Ses traits donnaient à penser quelle navait pas été vilaine dans sa jeunesse.Saldana ôta son feutre et passa une de ses mains courtes et larges sur son crâne qui commençait à se dégarnir.Mais pour des raisons que vous comprendrez bientôt, je dois aller jusquau bout.Mais Alvaro de la Marca était un courtisan avisé.Il laissa retomber sa tête sur son oreiller, ferma les yeux en sifflotant son tiruli-ta-ta, comme sil se désintéressait de son sort.Cétait une autre époque.La carafe se brisa à grand bruit.Il mourait silencieusement et je nentendais plus que sa respiration, toujours plus faible et saccadée, étouffée de temps en temps par un gargouillement sinistre.
Alatriste connaissait certains des soldats.




Un des bûchers seffondra dans un nuage détincelles et éclaira la silhouette immobile du capitaine Alatriste, à côté du poète. Je te raconterai tout un autre jour, dit-il.Javalai ma salive, ou du moins jessayai de le faire, palsambleu, car javais la bouche aussi sèche quun caillou.Les mots semblaient venir de très loin, comme dans un mauvais rêve.Quelquun alluma et cria par une fenêtre, mais le capitaine était déjà au fond de la cour, avançant à laveugle dans lobscurité sans se faire trop de mal.Il resta quelque temps devant la porte, assis sur les gradins, prêt à entrer à la moindre alarme.
Il sortit sa dague, la prit dans sa main gauche et traversa la cour en essayant de ne pas faire de bruit pour ne pas réveiller les domestiques.

Et surtout, cétait à lui de soccuper de moi.
De sorte que celui-ci, presque à bout de forces, parvint à se débarrasser de sa proie qui continuait à frapper dans le vide.


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